Lettre d'information Décembre 2025 | | Alors que la filière viticole française traverse une crise d’une ampleur inédite, résultant principalement de la diminution de la consommation de vin et des aléas climatiques, une forme d’austérité s’installe et les visages traduisent un certain durcissement. Un durcissement que l’on ne constate pourtant pas sur la photo ci-contre, je vous l’accorde : c’est même tout le contraire. En fait, je ne souhaite pas, dans cet éditorial, accentuer davantage ce climat morose. J’ai plutôt choisi de rappeler que le vin demeure un remarquable vecteur de convivialité, capable de nourrir des relations d’amitié auxquelles peu d’autres produits peuvent prétendre. C’est pourquoi dans cette lettre d’information j’ai avant tout souhaité mettre en lumière des visages radieux : | | | | | ceux qui nous ont accompagnés tout au long des vendanges, ainsi que ceux qui se sont illuminés lors de la dégustation du duo Clos de Vènes & Champagne Benoît Lahaye au Vins des Pyrénées en novembre dernier. Preuve que le vin fait partie des éléments essentiels à la cohésion sociale qui tend, petit à petit, à disparaître. Nous reviendrons, dans cette lettre de fin d’année, sur le déroulement du millésime 2025. Un millésime sans commune mesure avec les difficultés rencontrées en 2024, mais qui semble malheureusement confirmer une tendance de fond nous contraignant à une adaptation constante. La qualité des jus actuellement en élevage laisse présager quant à elle, un très grand millésime, bien que, une nouvelle fois, en quantités limitées. S’agissant du millésime 2024, la mise en bouteille est prévue le 19 décembre. L’élevage a pleinement joué son rôle et nous serons en mesure de proposer — en volumes très restreints — Le Peyra, La Crose, Montado Dal Plo, Marsanne, ainsi qu’un nouveau millésime de Cardanès Rosé. Ce dernier est d’ailleurs presque épuisé avant même sa commercialisation, ce qui atteste qu’un vin rosé peut, lui aussi, s’inscrire dans une véritable approche gastronomique. Les quantités limitées de ce millésime ne nous permettront pas de répondre à l’ensemble des sollicitations ; c’est pourquoi nous vous réservons la primeur de ce millésime qui, malgré les aléas, saura se hisser au niveau de vos attentes. Peut-être est-ce là , en définitive, l’expression même du savoir-faire. Nous aurons également l’occasion d’évoquer nos orientations pour le millésime à venir. Loin de toute logique de remembrement, nous poursuivons notre démarche consistant à cesser l’exploitation de certaines parcelles pour en acquérir d’autres, situées sur des terroirs plus prometteurs. Enfin, nous souhaitons exprimer notre gratitude à toutes celles et tous ceux — nombreux — qui nous ont rejoints au domaine, que ce soit pour une matinée, une journée ou une semaine, afin de « mettre la main au raisin » et partager avec nous ces moments intenses qui rythment les vendanges. Nous savons que beaucoup reviendront l’année prochaine, et nous nous en réjouissons vivement. Très bonnes fêtes de fin d'année, Christophe & Sylvie | | Retour sur le millésime 2025 et orientations 2026 | | Tout avait pourtant bien commencé : une pluviométrie que nous n’avions plus observée depuis deux ans — un cumul de 500 mm — et un printemps globalement très satisfaisant sur le plan météorologique. C’était sans compter, toutefois, le célèbre adage « jamais deux sans trois » : par exemple lorsque Denis et Patrick sont présents, Franck n’est jamais bien loin eh bien, après des campagnes 2023 et 2024 difficiles, 2025 s’est annoncé, elle aussi, comme une campagne complexe. On a eu beau mettre des bottes à Hopium cela n'a pas reflèté la tendance hydrique qui a suivi : Le premier événement majeur, peu prometteur pour la suite, est survenu à la mi-juin : une semaine durant laquelle les températures ont dépassé les 40 °C. | | | | | Les cépages blancs ne l’ont pas supporté et, pour couronner le tout, une seconde période similaire a frappé le vignoble au mois d’août. Cette situation s’est traduite par des baies contenant très peu de jus, laissant craindre des degrés alcooliques élevés et d’importants déséquilibres si nous attendions trop longtemps pour atteindre une maturité phénolique satisfaisante. Sans surprise, les ratios marc/jus se sont révélés très faibles. Cependant — et ce fut une heureuse découverte — les degrés alcooliques demeurent raisonnables et les équilibres, quant à eux, se sont avérés remarquablement justes. 2025 devrait être un grand millésime. Nous avons eu raison de ne pas précipiter les vendanges. Les fermentations et les extractions se sont déroulées sans difficultés et avons basculé en élevage des jus dont nous étions fiers et avons retrouvé la sensation de concentration qui nous avait manqué lors des passages en élevage du millésime 2024. Cela augure donc un travail d'élevage qui devrait necessité moins de travail que sur ce dernier millésime. L’élevage est conduit selon nos pratiques habituelles, en fûts de 300 litres, sur bois neuf ainsi qu’en un et deux vins. Cette année, nous avons opté pour un mixte combinant des fûts Icones de Seguin-Moreau et des fûts Ermitage de la Tonnellerie Bertomieu. | | | | | Mais ce que nous retiendrons en partucilier de ce millésime c'est l'exceptionnelle bonne humeur qui nous a entouré tout au long de ces mois de septembre et d'octobre. Nous n'avons pas passé un moment seul, vous êtes venus en voisin, de Toulouse, de Corse, de Frankfurt, de Paris, des Hautes-Alpes, de Dordogne, de Lyon, d'Angers, de Marseille, de Monaco, d'Amsterdam et j'en oublie. Retrouvez quelques-uns de ces moments immortilisés en photo. | | Nous avons également eu le plaisir d’accueillir à la cave Éric, qui s’est momentanément replongé en enfance, Jocelyn, qui a incarné James Bond - Gold Finger dans l'intimité - , ainsi que la très célèbre Debbie, pour une séance de musicothérapie dans le chai. Si cela ne fait pas de mal, en tout cas, cela fait assurément du bien ! Et bien sûr, pendant ce temps, Sylvie œuvrait et Christophe dégustait… À votre santé, chers amis ! Merci encore pour ces merveilleux moments, et à l’année prochaine ! | | Commençons par la cave, qui demeure, malgré tout, le lieu où nous conservons la plus grande maîtrise des opérations. Tant que le raisin demeure à l’extérieur, sur les ceps, nous ne pouvons qu’endurer les aléas et nous adapter aux événements. Depuis des années, nous sommes convaincus que le tri constitue l’un des leviers majeurs de la qualité d’un vin. Nous poursuivons donc l’amélioration de notre chaîne de réception de vendange en y ajoutant un poste de nettoyage supplémentaire. Le matériel est acquis ; il nous reste désormais à l’intégrer au dispositif qui comprendra, une fois finalisé — benne vibrante incluse — six postes lors des vendanges mécaniques et huit lors des vendanges manuelles. Mon passé d’industriel continue, semble-t-il, de se manifester… | | | | | S’agissant de l’élevage, nous souhaiterions expérimenter l’usage de foudres ; toutefois, la variabilité des volumes de production constitue, pour l’heure, un frein à cette démarche. En effet, un foudre — tout comme un fût — doit impérativement être rempli à 100 %. Or nous tenons à préserver notre approche parcellaire, ce qui nous contraindrait, lors des années de faible rendement, à compléter le foudre avec des jus issus d’autres parcelles, altérant ainsi la typicité propre à chaque terroir. À la vigne, et afin de composer avec la nouvelle donne climatique, nous poursuivons l’acquisition de parcelles situées sur des terroirs qui apparaissent davantage adaptés, tout en privilégiant des vignes plus jeunes. Nous avons malheureusement constaté que les vieilles vignes, dont le système racinaire est profondément ancré, ne parviennent plus à s’alimenter correctement : les nappes phréatiques étant asséchées et l’eau de surface trop éloignée de leurs racines. C’est pour cette raison que notre mode cultural a également été ajusté : nous travaillons désormais les sols de manière régulière et apportons la matière organique qui, autrefois, était naturellement présente. Ce changement cultural entraîne de facto une augmentation des coûts de production. La solution la plus simple serait de répercuter ces charges supplémentaires sur nos prix de vente, mais nous privilégions plutôt l’amélioration de la rentabilité parcellaire : travailler une surface réduite tout en maintenant un volume de production suffisant pour assurer notre viabilité économique, sans jamais compromettre la qualité propre à Clos de Vènes et en préservant notre excellent rapport qualité/prix. Tel est le défi qui se présente à nous aujourd’hui. | | Le millésime 2024 disponible uniquement sur allocation, le privilège de votre fidélité. | | La mise en bouteille est programmée pour le vendredi 19 décembre. Elle ne prendra qu’une matinée, le volume étant extrêmement faible. Fort heureusement, faible volume ne rime pas avec faible qualité : nous sommes finalement en mesure de produire cinq des sept cuvées habituelles. Ainsi, le millésime donne naissance à - Le Peyra - 1600 flacons
- La Crose - 800 flacons
- Montado Dal Plo - 600 flacons
- Marsanne - 300 flacons
- Cardanès Rosé - 600 flacons
En revanche, le Moulin connait une nouvelle année blanche et Cardanès à été vinifié en rosé et non en rouge. Parmi l’ensemble des fûts en élevage, un seul — un grenache — a été mis de côté et verra son élevage prolongé. | | | | | Au vu du faible volume par cuvée, ce millésime sera commercialisé uniquement sur allocation. Les ventes au domaine et sur notre site seront principalement centrées sur le millésime 2023 ainsi que sur un petit reliquat du millésime 2022. Comme à l'accoutumée nous reviendrons vers vous afin de programmer les expéditions courant 2026. Nous avons également le plaisir de vous informer que nos tarifs demeurent inchangés, ils sont précisés ci-dessous ainsi que dans le mail de demande d'allocation - clickez sur le bouton "demande d'allocation du millésime 2024". | | Millésimes disponibles dès à présent - expédition possible avant les fêtes ! | | Vous nous l’avez gentiment reproché pendant des années : il est impossible de trouver des « anciens » millésimes chez vous. Pour la première fois, nous sommes en mesure de vous proposer UN millésime d’écart... ( bigre !..bougre !...diantre !) | | Montado Dal Plo millésime 2023 - Syrah
- Terroirs Montado, Fleich, Cardanès
- Vendangées les 12 et 21 septembre 2023
- Vinification intégrale en fûts partielle
- 12 mois d'élevage en partie sur lies
- Mis en bouteille les 6/7 janvier 2025
- Taux de sulfite <50 mg/L
Produit en 75cl. | | | | | Le Peyra millésime 2023 - Grenache majoritaire
- Terroirs des Bounes, Peyra, Plo
- Vendangées le 10 octobre 2023
- 12 mois d'élevage en partie sur lies
- Mis en bouteille les 6/7 janvier 2025
- Taux de sulfite <50 mg/L
Produit en deux formats - 25,00€ TTC en 75cl.
- 50,00€ TTC en 150cl.
| | | | | Cardanès millésime 2022 puis 2023 - Mourvèdre
- Terroir de Cardanès
- Vendangé le 17 octobre 2022
- 12 mois d'élevage en partie sur lies
- Mis en bouteille le 14 décembre 2023
- Taux de sulfite <25 mg/L
Disponible en 75cl Cette cuvée n'a pas été produite en 2024. Ce lot est le seul qui sera disponible jusqu'en 2027. | | | | | La Crose millésime 2023 - Carignan
- Terroirs du Peyra, Crose et Rivières
- Vendangées les 6 et 16 octobre 2023
- 12 mois d'élevage en partie sur lies
- Mis en bouteille les 6/7 janvier 2024
- Taux de sulfite <20 mg/L
Produit en 75cl | | | | | Le Moulin millésime 2023 - Grenanche de 110 ans
- Terroir du Moulin situé sur la même veine sableuse que le Peyra
- Vendangé le 2 octobre 2022
- Vinification intégrale en fûts
- Mis en bouteille le 14 décembre 2022
- Taux de sulfite <10 mg/L
- 15,5% Vol
- 700 flacons
- 48,00€ TTC
Cette cuvée n'a pas été produite en 2024 et 2025. Ce lot est le seul qui sera disponible jusqu'en 2028. | | | | | Marsanne millésime 2023 - Marsanne dont 25% issus du millésime 2022
- Terroir de Fleich
- Vendangée le 7 septembre 2022 et le 1 septembre 2023
- 12 mois d'élevage en partie sur lies
- Mis en bouteille les 6/7 janvier 2025
- Taux de sulfite : <100 mg/L
Produit en 75cl. Un léger changement de profil intervient à partir de ce millésime, avec une recherche accrue de tension et de fraîcheur. | | | | | Retour sur un grand moment de convivialité et de découverte aux Vins des Pyrénées | | Quel plaisir que de faire plaisir ! Le guichet s’est fermé quelques jours avant notre événement du 15 novembre, qui a réuni des épicuriens venus de tous horizons aux Vins des Pyrénées dans le 4ième arrondissement de Paris. Le chef avait élaboré un menu en accord avec trois cuvées de Champagne de nos amis Valérie et Benoît Lahaye, ainsi que trois cuvées de nos vins rouges, le tout servi en magnum et accompagné d’anciens millésimes. Une nouvelle fois un grand merci à Eric Duhart et son équipe. Rendez-vous pour une prochaine édition, peut-etre l'année prochaine ! | | Rendez-vous à la prochaine édition de la newsletter, certainement dans le courant du premier trimestre 2026, d'ici là , passez d'excellentes fêtes de fin d'année. | | GAEC Le Clos de Vènes Sylvie & Christophe Jacquel 1, place de l'église 11700 Saint-Couat d'Aude christophe@closdevenes.com +33(0)4 68 32 29 82 | | | |