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Newsletter n°5 - Octobre 2017

EDITO

IsèreADOM débute le 15 novembre   

Jean-Pierre Barbier, Président du Département de l’Isère

 

Les plus de 65 ans représentent aujourd’hui en France plus de 20 % de la population, ils seront 30 % dans quelques années. 90 % des personnes interrogées souhaitent rester à domicile le plus longtemps possible.

 

Chacun doit pouvoir se sentir utile à la société et donner son avis sur la mise en place des dispositifs qui lui sont dédiés. C'est la raison pour laquelle le Département a associé des Isérois de plus de 65 ans à l’élaboration d’IsèreADOM et plus particulièrement à son expérimentation qui démarre le 15 novembre.

 

Ainsi, 650 Isérois répartis dans quatre groupes différents vont pouvoir tester le dispositif dans tous ses volets. La plupart seront mobilisés par les centres hospitaliers, orientés par les services d’aides à domicile, les médecins et choisis en fonction de critères sanitaires et médico-sociaux.

Cette expérimentation est unique en France et s’étalera sur deux ans. L’objectif final étant de pouvoir proposer un dispositif adapté à toutes les situations, dont les bénéfices profiteront à l’ensemble des Isérois de plus de 65 ans dont l'état de santé nécessite un accompagnement à domicile et à leurs aidants.

 

Une véritable révolution !

 

Jean-Pierre Barbier, Président du Département de l’Isère

 

IsèreADOM : découvrez la vidéo sur you tube.
ACTUALITES

IsèreADOM entre dans sa phase expérimentale

C’est parti ! A partir du 15 novembre, IsèreADOM entre dans sa phase opérationnelle.

 

Dès lors, tous les Isérois peuvent accéder via une plateforme web et un numéro de téléphone (le 0800 38 00 38) aux informations concernant l’autonomie : accompagnement à domicile, santé, loisirs, transports, adaptation du logement…

Pour ce faire, le Département a organisé dans chaque territoire de nombreuses réunions avec les usagers, associations, services d’aide à domicile, professionnels.... « L’objectif était de créer un annuaire qui puisse améliorer la lisibilité de l’offre existante dans tous les domaines au plus près de chez soi. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur les conseils des professionnels  et des usagers », explique Véronique Chirié du Tasda (Technopôle, Alpes, Santé à Domicile et Autonomie), assistant à maitrise d’ouvrage du  Département.

 

IsèreADOM, c’est aussi un « bouquet de services » comprenant aides humaines et numériques.

 

Durant deux ans, 650 personnes vont tester ce volet accompagnement. Quatre  groupes seront constitués. Le premier rassemblera 100 personnes repérées par la Carsat Rhône Alpes selon des critères liés à leur fragilité sociale et psychologique. Elles disposeront d’une tablette numérique avec accès à Internet ainsi que d’un accompagnement téléphonique « bien être » via une infirmière qui les contactera pour leur fixer des objectifs d’amélioration : nutrition, lutte contre le stress, activité physique…Deux autres groupes de 100 et 150 personnes, rassemblant respectivement des patients souffrant d’insuffisance cardiaque et de malades traités contre le cancer, bénéficieront d’un télésuivi médical avec des objets connectés (balance, thermomètre, tensiomètre…). Le quatrième groupe, celui des personnes en perte d’autonomie, sera équipé de téléalarme. Pour ces 3 groupes, le suivi des situations à domicile, par un professionnel du sanitaire ou du médico-social nommé référent sentinelle, permettra de repérer des fragilités et d’intervenir au plus tôt.

 

« Nous allons pouvoir ainsi mesurer les bénéfices d’IsèreADOM autant sur le suivi médical que sur l’amélioration de la qualité de vie. A l’issue de ce test grandeur nature, nous apporterons des améliorations au dispositif si nécessaire », conclut Véronique Chirié.

 

ZOOM SUR

Agir pour la prévention des chutes

Chaque année en France, près 400 000 personnes de plus de 65 ans sont victimes de chutes et environ 12 000 en décèdent. La prévention des chutes et de ses conséquences chez les personnes âgées est devenue un enjeu majeur de santé publique. C’est pourquoi le Département de l’Isère  avec le soutien de l’Agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes, lance l’étude scientifique IsèreADOM, menée sous l’autorité du Professeur Pascal Couturier du CHU Grenoble Alpes, auprès de 300 personnes à risque de chute.

Cette étude  a pour ambition de tester de nouvelles prises en charge des patients : plus efficaces, mieux coordonnées et encore plus adaptées à leurs besoins. Pendant six mois, les personnes bénéficieront gratuitement de tous les services IsèreADOM : suivi renforcé et personnalisé de leur prise en charge, cahier de liaison numérique, accompagnement bien être téléphonique, … L’objectif est de mesurer l’intérêt et les limites du dispositif pour les usagers et les professionnels avant sa mise en place à plus grande échelle.

 

Sont concernés par cette expérimentation les plus de 65 ans, vivant à domicile dans l’un des quatre territoires test (Porte des Alpes, Bièvre Valloire, Vercors, Agglomération grenobloise), ayant chuté deux fois dans les douze derniers mois, la deuxième chute ayant fait l’objet d’une consultation dans un centre hospitalier, bénéficiant d’un plan d’aide à domicile et ne disposant pas de système de téléalarme (ou celui-ci doit être installé par Sud Isère Télé alarme ou le CCAS de Bourgoin-Jallieu, partenaires du projet IsèreADOM). Les personnes intéressées devront être orientées par leur médecin traitant dans l’un des centres recruteurs (CHU Grenoble Alpes sites Nord et Sud, centres hospitaliers de Voiron et Pierre Oudot de Bourgoin-Jallieu) pour une consultation gériatrique. Les médecins des centres recruteurs confirmeront alors l’éligibilité de la personne à l’étude.

 

PORTRAIT

Françoise Anthonioz-Blanc, présidente de France-Alzheimer Isère

"Les associations ont un rôle à jouer dans l’adaptation de la société au vieillissement"

 

Comment vous êtes-vous impliquée dans la mise en place d’IsèreAdom ?

France Alzheimer Isère est membre du Comité consultatif des usagers de la santé à domicile et de l’autonomie (CCUSDA) : une instance mise en place par le Département pour suivre le projet, de sa conception à sa réalisation.

A ce titre, nous avons pu donner notre avis sur l’intérêt de ce dispositif, faire en sorte qu’il réponde aux attentes et veiller à son mode de fonctionnement : ergonomie, respect de la confidentialité des données, rôle de chacun… Le vieillissement de la population appelle en effet de nouvelles réponses techniques et sociétales. En tant qu’acteur associatif, nous sommes en prise directe avec la réalité et avons une bonne connaissance des besoins. D’où la nécessité de participer aux dynamiques d’innovations sociales, telles qu’IsèreADOM.

 

Quel est votre avis sur le dispositif ?

Il constitue une avancée considérable dans la prise en charge des personnes en perte d’autonomie. D’abord parce qu’il facilitera l’accès pour tous à toutes les informations utiles au bien vivre à domicile dans tous les aspects. Les personnes les plus fragiles pourront bénéficier d’un suivi rapproché avec un référent sentinelle qui alertera les professionnels dès lors qu’une anomalie est détectée. Enfin, il permettra de mieux surveiller l’évolution de l’état de santé des personnes intégrant ce dispositif, évitant ainsi les hospitalisations indues souvent très traumatisantes pour les personnes et leur entourage.

 

Quelle est la place des usagers ?

Ils ont leur mot à dire en amont et en aval du projet, via les associations notamment. Dans les années à venir, IsèreADOM est sans doute amené à évoluer. Quel que soit leur âge ou niveau d’autonomie, les usagers doivent pouvoir évaluer le dispositif et être impliqués dans les évolutions technologiques proposées. Il faut donc les solliciter par des questionnaires ou enquêtes d’évaluations dans lesquelles les associations ont là encore un rôle à jouer.

 

Ailleurs en France : la Creuse mise sur la domotique

Rencontre avec Marie-Christine Bunlon, vice-présidente du Conseil départemental de La Creuse, en charge des personnes âgées


La Creuse équipe les domiciles des personnes en perte d’autonomie de « pack domotique ». Pourquoi avez-vous mis en place ce projet ?
Avec 35 % de personnes de plus de 60 ans et 15 % qui ont au moins 75 ans, la Creuse est l’un des départements les plus âgés de France. Dans ce contexte, nous devons réfléchir à des solutions qui favorisent le maintien à domicile et le bien-être de nos habitants. Dès 2007, nous avons expérimenté un «pack domotique» auprès d’une quinzaine de foyers.

L’objectif était d’éviter les chutes et les accidents domestiques, mais aussi de lutter contre l’isolement. Il s’agit d’un projet ambitieux dans lequel la technologie est un complément à l’aide humaine.

 

Que comprend ce dispositif ?  
Sa première fonctionnalité est d’améliorer la sécurité. Outre la téléassistance, il est équipé de détecteurs de fuite de gaz et de fumée, d’un détecteur de températures extrêmes, ainsi que d’un chemin lumineux consistant en un éclairage automatique entre les chambres et les toilettes. Toutes les informations remontent à une plateforme qui donne l’alerte en cas de besoin.


Où en êtes-vous aujourd’hui ?
Depuis 2010, le système est généralisé sur l’ensemble du territoire. Pour le déployer à grande échelle, nous avons sensibilisé l’ensemble de nos partenaires, notamment les travailleurs sociaux et services d’aide à domicile qui sont au plus près des usagers.
Aujourd’hui, plus de trois mille foyers sont équipés de services de téléassistance, dont 1 500 dans le cadre de « pack domotique ». Huit sur dix sont des bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), qui couvre la totalité  ou une partie l’abonnement mensuel fixé à 38 euros par mois.
 

Quelle est la prochaine étape ?
Depuis 2015, nous expérimentons une tablette numérique. Cet outil est équipé d’un cahier de liaison numérique permettant une meilleure coordination des intervenants à domicile entre eux. 32 personnes ont déjà testé ce système et 36 professionnels ont été impliqués. En 2017/ 2018 nous allons déployer l’expérimentation auprès de 40 usagers. La finalité est de s’assurer que ces technologies répondent réellement aux besoins et améliorent la coordination des moyens humains.

AGENDA

14 et 15 novembre 2017
Paris Porte de Versailles

 

11e Salon des services à la personne et de l’emploi à domicile.

 

Lieu d'échanges de tous les acteurs, particuliers et professionnels, qui contribuent au mieux vivre à domicile, le salon et ses 150 exposants se préparent à accueillir cette année 13 000 visiteurs.

 

 
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